IBAN volé ou divulgué : que faire ?
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Votre IBAN figure dans une fuite de données, ou vous l'avez transmis à quelqu'un qui n'aurait pas dû l'avoir ? Un IBAN seul ne permet pas de vider votre compte, mais il peut servir à des prélèvements frauduleux et rendre une arnaque plus crédible. Voici ce qu'il faut faire, dans l'ordre.
Ce qu'un escroc peut faire avec votre IBAN
L'IBAN identifie votre compte bancaire. Il sert à recevoir des virements et à mettre en place des prélèvements : c'est pour cela que vous le donnez à votre employeur, à votre fournisseur d'énergie ou à votre opérateur. Seul, il ne permet ni de retirer de l'argent ni de faire un virement depuis votre compte : un virement doit être validé par vous, dans votre espace bancaire.
Les risques sont ailleurs :
- Un prélèvement frauduleux : quelqu'un utilise votre IBAN pour payer un abonnement ou un achat, avec un mandat de prélèvement que vous n'avez jamais signé.
- Une arnaque plus crédible : un faux conseiller qui connaît votre nom, votre banque et votre IBAN paraît sérieux. C'est le point de départ de l'arnaque au faux conseiller bancaire.
- Une usurpation d'identité : avec d'autres documents volés, comme une pièce d'identité ou un justificatif de domicile, votre IBAN peut aider à ouvrir un contrat à votre nom.
1. Prévenez votre banque
Signalez à votre banque que votre IBAN a été divulgué, par votre canal habituel : conseiller, messagerie de votre espace client ou application. Elle peut placer votre compte sous vigilance renforcée. Demandez-lui aussi si elle propose une « liste blanche » : seuls les créanciers que vous y inscrivez pourront alors effectuer des prélèvements sur votre compte.
2. Surveillez vos relevés
Pendant les mois qui suivent, relisez vos relevés et les notifications de votre application bancaire. Chaque prélèvement apparaît avec le nom du créancier et ses références : repérez ceux que vous ne reconnaissez pas.
3. Bloquez un prélèvement à venir
Si un prélèvement que vous n'avez pas autorisé est annoncé, faites-y opposition auprès de votre banque (conseiller, messagerie ou espace client), au plus tard à la fin du jour ouvrable qui précède la date du débit. Pour arrêter définitivement les prélèvements d'un créancier, révoquez le mandat par écrit auprès de ce créancier et prévenez votre banque.
4. Contestez un prélèvement déjà passé
Écrivez à votre banque (messagerie, formulaire de votre espace client ou lettre recommandée) et gardez la preuve et la date de votre demande. Les délais dépendent du cas :
- Un prélèvement que vous n'avez jamais autorisé : vous avez 13 mois après la date du débit, ou 70 jours si le créancier est situé hors de l'Union européenne et de l'Espace économique européen (article L133-24 du Code monétaire et financier). La banque doit vous rembourser au plus tard à la fin du premier jour ouvrable qui suit votre demande, frais compris.
- Un prélèvement d'un créancier à qui vous aviez donné un mandat, pour un abonnement par exemple : vous avez 8 semaines après la date du débit pour en demander le remboursement. La banque vous rembourse dans les 10 jours ouvrables.
Si votre banque refuse ou ne règle pas le problème, vous pouvez saisir le médiateur bancaire dont les coordonnées figurent dans votre convention de compte.
5. Méfiez-vous des appels de votre « banque »
Une fuite d'IBAN est souvent suivie d'appels, de SMS ou d'e-mails qui citent vos informations pour gagner votre confiance. Un vrai conseiller ne vous demandera jamais un code reçu par SMS, votre mot de passe, de valider ou d'annuler une opération dans votre application, ni de remettre votre carte à un coursier.
6. Si vous avez été victime
Gardez toutes les preuves (relevés, messages, numéros qui vous ont appelé) et déposez plainte au commissariat, à la gendarmerie ou par écrit auprès du procureur de la République. Votre banque peut vous demander une copie de la plainte. Pour être conseillé, la plateforme Info Escroqueries du ministère de l'Intérieur répond au 0 805 805 817 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30.
Si des prélèvements frauduleux reviennent malgré vos contestations, demandez à votre banque s'il est possible d'ouvrir un nouveau compte, avec un nouvel IBAN. Il faudra alors le communiquer à votre employeur et à vos créanciers habituels.
D'où vient la fuite ?
Si une entreprise vous a prévenu d'une fuite, ou si elle figure dans la liste des fuites annoncées en France, vous pouvez lui demander ce qu'elle détient sur vous avec une demande d'accès, puis, si vous n'êtes plus client, lui demander de supprimer vos données. Pour savoir dans quelles autres fuites connues votre adresse e-mail apparaît, lancez l'analyse gratuite de Veyl.
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Lancer une analyse gratuiteSources
- Violation ou fuite de données personnelles, que faire ? — Cybermalveillance.gouv.fr
- Prélèvement bancaire — Service-public.fr
- Que faire en cas de fraude au faux conseiller bancaire ? — Cybermalveillance.gouv.fr